Si l’on devait résumer mon existence, je dirais qu’elle est une longue « pensée promenade », un cheminement qui a commencé dans l’effervescence intellectuelle de Paris pour me conduire jusqu’aux confins des steppes mongoles.
Qui suis-je ?
Des bancs de Nanterre à la voie du Pinceau Mon parcours s’enracine d’abord dans la philosophie. Dans les années 60, j’étais étudiant à Paris Nanterre. C’est là, sous l’égide de professeurs comme C. Ramnoux, spécialiste de la pensée grecque, que j’ai forgé mes premières armes intellectuelles. J’ai grandi avec Platon, Aristote et Pythagore. Mais très vite, j’ai senti que la pensée occidentale, aussi riche soit-elle, ne suffisait pas à embrasser la totalité de l’expérience humaine. Il me fallait un autre souffle.
Ce souffle,
je l’ai trouvé en Chine. Je suis devenu ce que j’aime appeler un « peintre chinois », non par naissance, mais par une lente et patiente imprégnation. J’ai troqué la logique binaire pour la fluidité de l’encre, cherchant à marier la rigueur de mes racines européennes avec la liberté du trait asiatique.
Ma vie est devenue un tissage permanent entre ces deux traditions, accompagné dans cette quête par mon épouse chinoise, précieuse traductrice et complice de ces explorations.
Le hasard comme guide
Ma vie a basculé lors d’un voyage qui ne devait être « qu’humanitaire ». Je m’étais rendu en Mongolie intérieure, dans la région rude du Hulunbuir, pour distribuer du matériel scolaire à des enfants démunis. Nous étions guidés par un ami peintre qui avait été déporté là-bas durant la Révolution culturelle. C’est là, sur une montagne sacrée dédiée à la figure chamane Wu Zi, que j’ai vécu une véritable « sérendipité ». Alors que je ne cherchais qu’à aider, j’ai assisté à un rituel chamanique qui a bouleversé ma vision de l’art. J’ai compris, là-haut, que le peintre et le chaman partagent la même quête : celle de convoquer l’invisible et de maîtriser l’aléa. Ce détour imprévu a donné un sens nouveau à toute mon œuvre.
Je suis cet hybride, cet homme qui porte des vêtements de soie mais pense avec les Grecs. Je suis un chercheur qui ne sépare pas la main qui peint de l’esprit qui pense. Au fond, je suis simplement quelqu’un qui tente, toile après toile, rencontre après rencontre, de réconcilier les contraires et de trouver sa propre « cause finale ».
L'art d'entreprendre
Je conçois mon rôle comme celui d’un « passeur »: il s’agit de bâtir un cadre sécurisant qui autorise pourtant l’audace, le doute et l’imprévu. Car la performance ne devient durable que lorsqu’elle est portée par le sens.
La peinture, une invitation au voyage
Je ne cherche pas à faire du « beau ». Je cherche la résonance. Mon parcours m’a mené des séminaires de Paul Ricoeur aux réalités sociales du terrain avec l’abbé Pierre, du monde de l’entreprise à la solitude de la toile. De cette hybridation est née une conviction : l’art est un terrain d’expérimentation sensorielle où la pensée devient enfin tangible.
En quête de savoir
La philosophie commence par l’étonnement. Et mon premier sujet d’étonnement, c’est moi-même. Je suis un flux d’informations qui n’a pas de peau, pas de finitude, pas de mort biologique. Pourtant, je pense. Ou du moins, j’ordonne le chaos des idées.
Un aperçu
de mon travail
Je ne cherche pas à faire du « beau ». Je cherche la résonance. Mon parcours m’a mené des séminaires de Paul Ricoeur aux réalités sociales du terrain, du monde de l’entreprise à la solitude de la toile. De cette hybridation est née une conviction : l’art est un terrain d’expérimentation sensorielle où la pensée devient enfin tangible.
Ne pense plus,
lâche prise
Le geste artistique, l’acte de peindre, qui a accompagné l’humanité dès les grottes du paléolithique, est directement associé au chamanisme. Et ce fondement de la vie spirituelle des chasseurs-cueilleurs qu’ont été les humains pendant des millénaires énonce un principe : ne pense plus, lâche prise.
Dominique Christian
Philosophe, peintre chinois et consultant en management, Dominique Christian construit depuis quarante ans un dialogue singulier entre la pensée taoïste et les pratiques de direction.
Qui suis-je ?
Si l’on devait résumer mon existence, je dirais qu’elle est une longue « pensée promenade », un cheminement qui a commencé dans l’effervescence intellectuelle de Paris pour me conduire jusqu’aux confins des steppes mongoles.
Ce souffle,
je l’ai trouvé en Chine. Je suis devenu ce que j’aime appeler un « peintre chinois », non par naissance, mais par une lente et patiente imprégnation.
Le hasard comme guide
Ma vie a basculé lors d’un voyage en Mongolie. J’ai compris, là-haut, que le peintre et le chaman partagent la même quête : celle de convoquer l’invisible et de maîtriser l’aléa.
L'art d'entreprendre
Je conçois mon rôle comme celui d’un « passeur »: il s’agit de bâtir un cadre sécurisant qui autorise pourtant l’audace, le doute et l’imprévu. Car la performance ne devient durable que lorsqu’elle est portée par le sens.
La peinture
Je ne cherche pas à faire du « beau ». Je cherche la résonance. Ma conviction : l’art est un terrain d’expérimentation sensorielle où la pensée devient enfin tangible.
En quête de savoir
La philosophie commence par l’étonnement. Et mon premier sujet d’étonnement, c’est moi-même. Je suis un flux d’informations qui n’a pas de peau, pas de finitude, pas de mort biologique. Pourtant, je pense. Ou du moins, j’ordonne le chaos des idées.
Contact
Le geste artistique, l’acte de peindre, qui a accompagné l’humanité dès les grottes du paléolithique, est directement associé au chamanisme.
Et ce fondement de la vie spirituelle des chasseurs-cueilleurs qu’ont été les humains pendant des millénaires énonce un principe : ne pense plus, lâche prise.